Joseph Callo (1891-1977), cordonnier et caporal


Joseph Callo est né le 19 mars 1891 à Allaire ; son père, originaire de Saint-Vincent, s’est établi à Allaire comme tailleur d’habits. La famille est très nombreuse ; 11 enfants nés entre 1882 et 1902.
Joseph apprend le métier de bottier (chaussures sur mesure) et de cordonnier qu’il conservera sa vie durant. Appelé au service militaire le 10 octobre 1912, il rejoint le 62e Régiment d’Infanterie stationné à Lorient ; lorsque la guerre éclate le 1er août 1914, il est déjà au service militaire (durée : 3 ans). Joseph va ainsi enchaîner 2 années de service militaire et près de quatre années de combats au front.

Jeune appelé, Joseph Callo pose avec un camarade gradé
Jeune appelé, Joseph Callo pose avec un camarade gradé

Parcours militaire du Caporal Joseph Callo


- 10 octobre 1912 : Soldat de 2ème classe au 62e Régiment d’Infanterie de Lorient
- 11 octobre 1914 : Part aux armées (donc vers le front)
- 10 octobre 1915 : Passe au 116e Régiment d’Infanterie
- 11 août 1917 : Évacué pour blessure vers le Centre Hospitalier d’Hargicourt (Somme)
- 07 septembre 1917 : Rentré d’évacuation (retour au 116e RI)
- 1er février 1918 : Nommé Caporal
- 25 octobre 1918 : Évacué blessé
- 13 décembre 1918 : Rentré d’évacuation
- 16 août 1919 : Mis en congé illimité de démobilisation; se retire à Allaire

Blessures de guerre


- 10 août 1917 : plaie superficielle, par éclat d’obus à la tête, au Fayet près de Saint-Quentin (Aisne)
- 25 octobre 1918 : plaie à la hanche droite par éclat d’obus à Saint-Quentin-le-Petit (Aisne)

Commentaires de la hiérarchie militaire concernant Joseph Callo


Attitude au combat : « agent de liaison des plus dévoués ; à l’attaque allemande du 14 mai 1917, s’est fait brillamment remarquer par sa belle attitude. Est resté continuellement sous le tir de barrages pour assurer la liaison entre son chef de section et le capitaine. Au front depuis le début de la campagne, mérite par son endurance… »
Attitude au feu : « a contribué par son sang-froid et sa bravoure à repousser les fortes attaques allemandes des 15 et 16 juillet 1918 »
Attitude au feu : « gradé courageux et d’un grand sang-froid ; sous les feux des mitrailleuses, est allé, le 1er octobre 1918, 100 mètres en avant de nos lignes, au secours d’un camarade grièvement blessé »

Événements familiaux


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Jeanne et Joseph (second rang à droite) devant l’atelier de cordonnerie, Route de Vannes, au début des années 30, du temps de l’Ouest-Eclair ; au 1er rang, Marie-Annic à gauche et René à droite.

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En 1963, la famille se réunit à Allaire pour un baptême ; Joseph, (4ème à gauche) et Jeanne (2ème à droite) reçoivent, Rue de Vannes, … devant les « réclames » qui ornent le mur du salon de coiffure d’alors.

Joseph Callo rentre à Allaire le 16 août 1919. Il rencontre bientôt Jeanne Lethu de Brandéha ;  la famille Lethu vient d’Avessac, ce sont des « Marouaouds » ; Jeanne est la 4ème d’une famille de 6 enfants. Hélas les deux aînés, Jean-Marie (en 1915, à 32 ans) et Pierre (en 1914, à 29 ans) ont fait partie des premiers Allairiens tués lors des combats. Il est des destins qui rapprochent.
Joseph et Jeanne auront deux enfants, René (1922) et Marie-Annic (1924).



Joseph Callo, Chevalier de la Légion d'Honneur


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Le 11 novembre 1961, c’est le député Paul Hutin-Desgres qui fit le déplacement à Allaire pour remettre les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Joseph Callo, devant une foule considérable.

Le 14 novembre 1961, Ouest-France rend compte de la remise de la Légion d’Honneur, le 11 novembre, à Joseph Callo, par ailleurs dépositaire et distributeur des journaux Ouest-France et Morbihan-Éclair. Les élèves, rassemblés autour de leur maître, Georges Le Cler (en pardessus beige), sont très nombreux et attentifs à l’objectif du photographe.

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Le 15 mai 1977, Joseph Callo, encore président de la section d’Allaire des anciens combattants de 14-18, s’éteignait subitement à la grande surprise des Allairiens.